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FAQ - Electrotechnique

Les questions fréquentes à propos de la filière « Electrotechnique »

L’électrotechnique est le cœur battant de toute infrastructure industrielle. Entre la protection des moteurs, la gestion des puissances et la sécurité des personnes, la maîtrise des installations électriques ne laisse aucune place à l’improvisation.

Cette FAQ spécialisée en électrotechnique industrielle a été conçue pour apporter des réponses claires et normatives aux questions techniques les plus fréquentes.

Parce que la théorie doit s’accompagner d’une pratique rigoureuse, le CIMI propose des formations en électrotechnique adaptées à tous les niveaux. Nos programmes, allant de l’initiation au perfectionnement (cursus ELI20, ELI22, CSA10…), vous permettent d’acquérir les gestes métiers et les réflexes de sécurité indispensables sur le terrain.Pour toutes questions complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter.

Que veut dire l’indication 100kA sur un fusible ?

L’indication « 100kA » sur un fusible fait référence à son pouvoir de coupure (PdC), c’est-à-dire la quantité maximale de courant que le fusible peut interrompre en toute sécurité sans causer de dommages.

En électrotechnique, la capacité de coupure d’un fusible est une spécification importante, car elle indique la capacité du fusible à protéger les circuits électriques contre les surcharges et les courts-circuits. Une capacité de coupure élevée signifie que le fusible peut interrompre de grandes quantités de courant sans causer d’autres dommages.

L’indication « 100kA » signifie que le fusible peut interrompre un courant maximal de 100 000 ampères (ou 100 kiloampères) en toute sécurité. Cela signifie que le fusible est conçu pour être utilisé dans des applications où le courant de court-circuit peut atteindre cette valeur, et qu’il est capable d’interrompre ce courant sans causer de dommages aux circuits électriques environnants. Il est important de choisir un fusible avec une capacité de coupure appropriée pour assurer une protection efficace des circuits électriques contre les surcharges et les courts-circuits.

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A quelle valeur règle-t-on un relais thermique ?

La valeur à laquelle on règle un relais thermique dépend du courant de fonctionnement du moteur ou de l’appareil protégé, ainsi que des conditions d’utilisation spécifiques de l’application. En général, un relais thermique est réglé pour protéger un moteur ou un appareil contre les surcharges thermiques, c’est-à-dire les surchauffes causées par un courant excessif pendant une période prolongée.

Le réglage d’un relais thermique se fait généralement en ajustant le courant de déclenchement, également appelé « courant de réglage » ou « courant de surcharge », qui est la valeur de courant à laquelle le relais thermique doit se déclencher et couper l’alimentation du moteur ou de l’appareil pour éviter les surchauffes. Le courant de déclenchement est souvent exprimé en pourcentage du courant nominal du moteur ou de l’appareil, et il peut varier en fonction des besoins spécifiques de l’application et des recommandations du fabricant du moteur ou du relais thermique.

Typiquement, le réglage du relais thermique se fait en fonction des spécifications du moteur ou de l’appareil protégé, telles que la plage de courant de fonctionnement normale, les conditions de charge, l’environnement d’utilisation et les exigences de sécurité. Il est important de consulter les manuels d’instruction du fabricant du moteur ou du relais thermique pour obtenir les recommandations spécifiques de réglage appropriées à votre application particulière, car les valeurs de réglage peuvent varier en fonction des différents modèles et fabricants.

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A quoi sert un contacteur ?

Un contacteur est un dispositif électromécanique utilisé pour établir, interrompre ou inverser les phases du courant dans un circuit électrique. Il est généralement utilisé pour contrôler la mise en marche et l’arrêt d’un équipement électrique ou d’un moteur électrique de grande puissance. Les contacteurs sont souvent utilisés dans les applications industrielles et commerciales pour gérer la distribution d’énergie électrique dans les systèmes de commande et de protection.

Les principaux rôles d’un contacteur sont les suivants :

  • Établir et interrompre le courant : un contacteur permet d’établir et d’interrompre le courant électrique dans un circuit électrique, agissant comme un interrupteur qui peut être actionné manuellement ou automatiquement par un dispositif de commande.
  • Gérer de grandes charges électriques : les contacteurs sont conçus pour gérer des courants élevés et sont capables de commuter des charges électriques de grande puissance, tels que les moteurs électriques, les éclairages industriels, les chauffages électriques, etc.
  • Permettre le contrôle à distance : les contacteurs peuvent être contrôlés à distance à l’aide de dispositifs de commande tels que des boutons-poussoirs, des relais, des automates programmables, etc., permettant ainsi une automatisation des processus industriels.
  • Assurer la sécurité : les contacteurs sont souvent équipés de dispositifs de protection tels que des relais thermiques ou disjoncteur pour protéger les équipements contre les surcharges, les surintensités et les courts-circuits, contribuant ainsi à assurer la sécurité des installations électriques.
  • Assurer la durabilité : les contacteurs sont conçus pour être robustes et durables, capables de supporter des cycles de commutation fréquents et de fonctionner de manière fiable dans des environnements industriels exigeants.

En résumé, un contacteur est un dispositif électromécanique utilisé pour établir, interrompre et contrôler le courant électrique dans les applications industrielles et commerciales, offrant ainsi un moyen fiable et efficace de gérer la distribution de l’énergie électrique.

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A quoi sert un disjoncteur différentiel 30mA ?

Un disjoncteur différentiel 30mA est un dispositif de protection électrique utilisé pour détecter et interrompre automatiquement le courant électrique en cas de fuite de courant vers la terre dans un circuit électrique. Il est généralement utilisé dans les installations électriques résidentielles et commerciales pour assurer la sécurité des personnes et des biens.

Le principal rôle d’un disjoncteur différentiel 30mA est de protéger contre les risques d’électrocution et d’incendie dus aux fuites de courant. Lorsqu’une fuite de courant se produit dans le circuit électrique, par exemple en raison d’un contact direct avec une partie sous tension ou d’un défaut d’isolement, le disjoncteur différentiel détecte cette fuite en comparant le courant entrant et le courant sortant du circuit. Si la différence entre ces deux courants (appelée courant de fuite) dépasse la valeur de déclenchement prédéfinie, généralement 30 mA, le disjoncteur différentiel se déclenche et interrompt immédiatement l’alimentation électrique pour éviter tout danger potentiel.

En résumé, un disjoncteur différentiel 30mA est utilisé pour détecter et interrompre automatiquement les fuites de courant dans les circuits électriques afin de protéger contre les risques d’électrocution et d’incendie, contribuant ainsi à assurer la sécurité des personnes et des biens dans les installations électriques résidentielles et commerciales.

À quoi servent les jeux de barres (ou répartiteurs) ?

Les jeux de barres sont des dispositifs utilisés dans les installations électriques pour relier électriquement plusieurs conducteurs entre eux et former des connexions électriques solides et fiables. Elles sont généralement constituées d’une barre métallique conductrice dotée de bornes de connexion sur lesquelles les conducteurs sont fixés à l’aide de vis, de pinces ou d’autres moyens de serrage.

Les principales utilisations des jeux de barres sont les suivantes :

  • Distribution d’énergie électrique : les jeux de barres sont utilisés pour connecter plusieurs conducteurs d’alimentation électrique (par exemple, des câbles d’alimentation ou des fils électriques) afin de distribuer l’énergie électrique à différents points d’une installation électrique. Elles sont souvent utilisées dans les tableaux électriques pour assurer la distribution des alimentations sur les disjoncteurs, les fusibles, les interrupteurs-sectionneurs, etc..
  • Connexion de conducteurs de terre : les jeux de barres sont également utilisés pour connecter les conducteurs de terre (ou de mise à la terre) dans une installation électrique. La mise à la terre est un élément essentiel de la sécurité électrique, car elle permet de diriger les courants de fuite et les surtensions vers la terre pour éviter les risques d’électrocution et de dommages aux équipements.
  • Connexion de conducteurs de neutre : les jeux de barres peuvent également être utilisés pour connecter les conducteurs de neutre, qui sont les conducteurs de retour du courant électrique dans un circuit électrique. La connexion appropriée des conducteurs de neutre est importante pour garantir le bon fonctionnement et la sécurité des systèmes électriques, notamment pour les systèmes de distribution triphasés.

A la différence des jeux de barres, les barrettes de couplage sont des dispositifs utilisés pour adapter l’emploi de certains récepteurs, généralement des moteurs triphasés, aux tensions d’alimentations disponibles.

En résumé, les jeux de barres sont utilisés pour relier électriquement plusieurs conducteurs entre eux, facilitant ainsi la distribution d’énergie électrique, la connexion des conducteurs de terre et de neutre, ainsi que le regroupement de conducteurs dans les installations électriques.

Pourquoi dans certains cas branche t’on le contact de précoupure d’un sectionneur ?

Le sectionneur est un dispositif qui permet d’isoler un circuit électrique mais qui ne possède pas de pouvoir de coupure sur son circuit de puissance, c’est-à-dire qu’il ne doit jamais être manœuvré s’il est traversé par un courant.

Dans certains cas, on peut brancher le contact de précoupure d’un sectionneur pour des raisons de sécurité et de protection des équipements électriques. Le contact de pré coupure est généralement un dispositif électrique qui est utilisé pour détecter la position ou l’état d’un sectionneur (également appelé interrupteur-sectionneur) et envoyer un signal de commande pour effectuer une action spécifique, telle que la mise hors tension ou la coupure de l’alimentation électrique.

Voici quelques raisons pour lesquelles on peut brancher le contact de précoupure d’un sectionneur dans certains cas :

  • Protéger le circuit de puissance du sectionneur : le contact de précoupure est un contact de commande qui se manœuvre simultanément aux contacts de puissance du sectionneur mais avec une légère avance qui permet la mise hors charge du sectionneur.
  • Automatisation et contrôle : le contact de pré coupure peut être utilisé dans des applications d’automatisation et de contrôle pour surveiller l’état du sectionneur et effectuer des actions automatiques en fonction de cette information. Par exemple, dans un système de contrôle d’énergie, le contact de pré coupure peut être utilisé pour détecter la position du sectionneur et activer ou désactiver automatiquement d’autres dispositifs électriques en fonction de cette information, permettant ainsi un contrôle automatisé de l’alimentation électrique.

Il convient de noter que la configuration et l’utilisation des contacts de précoupure d’un sectionneur peuvent varier en fonction des spécifications du système électrique et des besoins de sécurité et de protection des équipements électriques. Il est important de se référer aux normes électriques applicables et de consulter un professionnel qualifié pour une conception et une installation appropriées de ces dispositifs.

Quelle différence y a-t-il entre la haute et la basse tension ?

La différence entre la haute tension (HT) et la basse tension (BT) réside principalement dans les niveaux de tension électrique utilisés dans les systèmes électriques et les applications industrielles.

Voici les principales différences :

  • Niveau de tension : la haute tension (HT) est généralement considérée comme toute tension supérieure à 1000 volts (1 kV), tandis que la basse tension (BT) est généralement considérée comme toute tension inférieure à 1000 volts (1 kV). Les niveaux spécifiques de tension varient d’un pays à l’autre et sont réglementés par les normes et les codes électriques locaux.
  • Utilisation : la haute tension est principalement utilisée pour la transmission d’électricité sur de longues distances, généralement à travers le réseau de transport d’électricité, ainsi que pour les systèmes de distribution d’électricité à grande échelle dans les installations industrielles, les centrales électriques, les sous-stations et autres applications similaires. La basse tension, quant à elle, est utilisée pour alimenter les appareils et les équipements électriques dans les bâtiments, les résidences, les bureaux, les usines et autres installations, ainsi que pour les systèmes d’éclairage, les prises de courant, les appareils électroménagers, les moteurs, les machines, les équipements de communication, etc.
  • Sécurité : la haute tension présente des risques plus élevés pour la sécurité des personnes et des biens en raison de la quantité d’énergie électrique impliquée. Les installations haute tension sont soumises à des réglementations et des normes de sécurité strictes pour minimiser les risques d’accidents électriques. La basse tension, en revanche, est généralement considérée comme moins dangereuse, bien que des précautions de sécurité appropriées doivent toujours être prises lors de la manipulation et de l’utilisation d’équipements électriques basse tension.
  • Équipements électriques : les équipements électriques utilisés dans les systèmes haute tension sont spécifiques à ces niveaux de tension, tels que les transformateurs de puissance, les disjoncteurs haute tension, les isolateurs, les câbles haute tension, etc. Les équipements électriques utilisés dans les systèmes basse tension sont conçus pour ces niveaux de tension, tels que les disjoncteurs basse tension, les prises de courant, les tableaux de distribution, les interrupteurs, les câbles basse tension, etc.

En résumé, la différence entre la haute tension (HT) et la basse tension (BT) réside dans les niveaux de tension utilisés, les applications, la sécurité et les équipements électriques associés. La haute tension est utilisée pour la transmission d’électricité sur de longues distances et les systèmes de distribution d’électricité à grande échelle, tandis que la basse tension est utilisée pour alimenter les appareils et les équipements électriques dans les bâtiments et les installations. Il est important de respecter les normes et les codes électriques locaux ainsi que les meilleures pratiques de sécurité lors de la conception, de l’installation et de l’utilisation de systèmes électriques haute tension et basse tension.

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Quelle différence y a t’il entre la tension simple et la tension composée ?

La différence entre la tension simple et la tension composée réside dans la manière dont les phases d’un système électrique triphasé sont connectées. Voici les principales différences :

  • Tension simple : la tension simple, également connue sous le nom de tension monophasée, est un système électrique dans lequel un seul conducteur est utilisé pour la distribution de l’électricité. Dans un système de tension simple, la tension est mesurée entre deux conducteurs, généralement appelés phase et neutre. La tension simple est couramment utilisée dans les applications domestiques, les petits commerces, les bureaux et autres petites installations électriques.
  • Tension composée : la tension composée, également connue sous le nom de tension triphasée, est un système électrique dans lequel trois conducteurs sont utilisés pour la distribution de l’électricité. Dans un système de tension composée, la tension est mesurée entre les trois conducteurs de phase, généralement appelés L1, L2 et L3. La tension composée est couramment utilisée dans les applications industrielles, commerciales et autres grandes installations électriques.
  • Configuration des phases : dans un système de tension simple, la charge est alimentée par un seul conducteur de phase et un conducteur neutre. Dans un système de tension composée, la charge est répartie sur les trois conducteurs de phase de manière équilibrée, ce qui permet de réduire les pertes d’énergie et d’optimiser l’efficacité du système électrique.
  • Avantages : la tension composée présente plusieurs avantages par rapport à la tension simple, notamment une meilleure efficacité énergétique, une meilleure capacité de transport d’énergie sur de longues distances, et une utilisation plus efficace des équipements électriques triphasés tels que les moteurs électriques, les pompes, les compresseurs, etc. La tension simple, en revanche, est souvent utilisée dans des applications plus petites et moins exigeantes en termes de puissance électrique.

En résumé, la différence entre la tension simple et la tension composée réside dans le nombre de conducteurs utilisés, la manière dont les phases sont connectées, la configuration des phases, ainsi que les avantages et les applications associées à chaque type de système électrique. Il est important de comprendre les différences entre ces deux types de tensions pour choisir le système électrique approprié en fonction des besoins spécifiques de l’application.

Quelle est la différence entre un capteur inductif et un capteur capacitif ?

La différence entre un capteur inductif et un capteur capacitif réside dans la méthode de détection utilisée pour détecter la présence ou l’absence d’un objet ou d’une cible. Voici les principales différences :

  • Principe de détection : Un capteur inductif utilise le principe de l’induction électromagnétique pour détecter la présence d’un objet conducteur. Il génère un champ magnétique qui est perturbé lorsque l’objet se rapproche du capteur, ce qui entraîne une variation de l’inductance du capteur, détectée comme un changement de sortie du capteur.

En revanche, un capteur capacitif utilise le principe de la capacité électrique pour détecter la présence d’un objet, qu’il soit conducteur ou non-conducteur. Il génère un champ électrique qui est perturbé lorsque l’objet se rapproche du capteur, ce qui entraîne une variation de la capacité du capteur, détectée comme un changement de sortie du capteur.

  • Matériaux détectables : un capteur inductif est généralement utilisé pour détecter des objets conducteurs tels que des métaux, tandis qu’un capteur capacitif peut détecter à la fois des objets conducteurs et des objets non-conducteurs tels que des plastiques, du verre, du liquide, etc.
  • Distance de détection : la distance de détection d’un capteur inductif est généralement plus courte par rapport à celle d’un capteur capacitif. En général, les capteurs inductifs ont une distance de détection de quelques millimètres à quelques centimètres, tandis que les capteurs capacitifs peuvent avoir une distance de détection allant de quelques millimètres à plusieurs dizaines de millimètres.
  • Environnement de travail : les capteurs inductifs sont généralement plus adaptés aux environnements industriels difficiles, tels que ceux avec des vibrations, des chocs, de la poussière, de l’humidité, etc., car ils sont moins sensibles aux influences environnementales. Les capteurs capacitifs, en revanche, peuvent être plus sensibles à l’humidité, à la saleté et à d’autres facteurs environnementaux.
  • Applications : les capteurs inductifs sont couramment utilisés dans les applications de détection de métaux, de détection de position, de détection de présence d’objets métalliques, de détection de vitesse, etc. Les capteurs capacitifs, quant à eux, sont couramment utilisés dans les applications de détection de liquides, de niveaux de liquides, de détection de matières plastiques, de détection de distance, etc.

En résumé, la différence entre un capteur inductif et un capteur capacitif réside dans le principe de détection utilisé, les matériaux détectables, la distance de détection, l’environnement de travail et les applications associées à chaque type de capteur. Il est important de comprendre ces différences pour choisir le type de capteur approprié en fonction des besoins spécifiques de l’application.

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Quelle est la différence entre un fusible aM et gG?

La différence entre un fusible aM et gG réside dans leur conception et leur utilisation spécifique dans les systèmes électriques.

Voici les principales différences :

  • Construction : un fusible aM (am) est un fusible à couteau ou cylindrique, conçu pour assurer la protection contre les surcharges brutales et court-circuit des récepteurs en supportant les pointes de courant importantes comme lors des démarrages de moteurs. . . Un fusible gG (gG ou gL) assure la protection contre les surintensités (surcharge et court-circuit) sur les applications de type distribution électrique ou pour des récepteurs sans pointe de courant importante, par exemple les récepteurs type résistif.
  • Utilisation : un fusible aM est généralement utilisé pour la protection des moteurs électriques et des transformateurs, et il est conçu pour supporter des courants élevés. Il est souvent utilisé dans les applications industrielles et les installations électriques de grande capacité. Un fusible gG, en revanche, est généralement utilisé pour la protection des circuits électriques basse tension, tels que les circuits d’éclairage, de prises de courant, etc. Il est conçu pour protéger les circuits contre les surcharges et les courts-circuits, mais il est généralement trop sensible au courant de démarrage des moteurs triphasés.
  • Normes de référence : les fusibles aM et gG sont généralement conformes à des normes de référence spécifiques. Les fusibles aM sont couramment conformes aux normes IEC 60269-1 et IEC 60269-2, tandis que les fusibles gG sont généralement conformes à la norme IEC 60269-1.

En résumé, la différence entre un fusible aM et gG réside dans leur conception, leur utilisation spécifique, leurs caractéristiques de déclenchement et les normes de référence auxquelles ils se conforment. Il est important de comprendre ces différences pour choisir le type de fusible approprié en fonction des besoins spécifiques de l’application électrique.

Qu’est ce que le cos φ?

Le cos φ (ou cosinus phi) représente un décalage (avance ou retard) de l’intensité  par rapport à  la tension dans un circuit électrique alimenté par une tension alternative.

Dans l’alimentation d’un circuit électrique il peut, suivant les types de récepteurs, se produire sur le courant trois phénomènes :

  1. récepteur électromagnétique (ou inductif) tel que moteur, electrovanne, plaque à induction : il va se produire un retard sur le courant qui le traverse.
  2. récepteur capacitif : il va se produire un retard de la tension par rapport au courant.
  3. circuit résistif pur tel que chauffe-eau, radiateur de chauffage ou grille-pain : il ne se produit aucun retard. C’est-à-dire que le cos phi est égal à 1 : courant et tension sont en phase.

Ce déphasage entre la tension et l’intensité est exprimé sous forme d’un angle trigonométrique afin de pouvoir être exploité dans des calculs.

En effet, la puissance développée sur un circuit triphasé se traduit par la formule :

Dans l’idéal, le cos phi = 1 ; mais si le courant et la tension sont déphasés, le cos phi est inférieur à 1, ce qui réduit la puissance.

Le cos φ est un indicateur important de l’efficacité énergétique d’un circuit électrique, et il est utilisé pour évaluer la consommation d’énergie active dans un système électrique et pour prendre des mesures correctives si nécessaire, comme l’ajout de condensateurs pour corriger le facteur de puissance et améliorer l’efficacité énergétique.

Pourquoi se former à l’électrotechnique industrielle ?

Se former à l’électrotechnique est une étape cruciale pour maîtriser l’énergie qui alimente l’ensemble des systèmes de production. À l’heure de la transition énergétique et de l’optimisation de la consommation électrique, la compétence en électrotechnique est le pilier indispensable pour garantir la continuité de service et l’efficacité des infrastructures industrielles. Que ce soit dans la gestion des réseaux haute et basse tension, la distribution d’énergie ou la motorisation, l’expertise technique est le seul rempart contre les risques d’incidents et de pannes coûteuses.

Une formation en électrotechnique permet de se forger des compétences solides : lecture de schémas complexes, câblage d’armoires de puissance, paramétrage de variateurs de vitesse ou encore mise en œuvre des dispositifs de protection. Au-delà de l’aspect technique, elle inculque les réflexes de sécurité indispensables (habilitation électrique, consignation) pour intervenir sur des installations sous tension.